À la découverte de la vie et de l'œuvre de l'écrivain

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© CD92/Willy Labre

Esquisse d'une vie

par Bernard Degout, directeur de la Maison de Chateaubriand

 

Saint-Malo, rue des Juifs, le 4 septembre 1768, alors qu’une tempête faisait rage : François-René de Chateaubriand se vit « infliger la vie ».

Il était le dernier né de dix enfants, dont six survécurent. Son père, armateur, consacra la fin de sa vie à relever, par l’acquisition du château de Combourg, un nom qui avait été illustré lors de la bataille de la Massoure (1250).

C’est dans les bois du domaine familial que Chateaubriand naquit à la poésie, à l’invitation de sa sœur Lucile. Plutôt favorable aux patriotes modérés, il fut écœuré par les premières violences de la Révolution.

Avec l’appui du beau-père de son frère aîné Jean-Baptiste, Malesherbes, il entreprit en 1791 un voyage en Amérique, dont l’un des motifs fut la recherche de couleurs pour une épopée de l’homme sauvage dans laquelle il s’était engagé. Dans les forêts du Nouveau-Monde lui apparut une « Muse inconnue » qui marqua son œuvre d’une empreinte indélébile, lui « dictant » un style où le mot lui-même devenait matière sonore.

Revenu en France à la nouvelle de l’arrestation du roi à Varennes, il rejoignit en 1792 l’armée des Princes. Blessé peu après, il se traîna jusqu’en Angleterre, pour un exil de sept années, durant lequel il apprit l’exécution de son frère, de sa belle-sœur et de Malesherbes (1794), et connut la misère. Il y publia en 1797 un ouvrage ambitieux, l’Essai sur les révolutions, qui débute par une double question : « Qui suis-je, et que viens-je apporter de nouveau aux hommes ? ». Dédié à tous les partis, l’Essai n’en contenta vraiment aucun et ne connut qu’une diffusion assez confidentielle, mais il ouvrait une réflexion sur le temps et l’histoire qui constitue un des traits majeurs de l’ensemble de l’œuvre de Chateaubriand.

Lorsqu’il regagna, en 1800, la France (sous un nom d’emprunt, avant d’obtenir sa radiation de la liste des émigrés), il avait entrepris le Génie du Christianisme, dont la parution en 1802 (avec l’épisode de René) vint à point nommé concourir à la célébration du Concordat. Le succès du livre, préparé par la publication, l’année précédente, d’Atala, lui ouvrit une nouvelle carrière : il fut nommé en 1803 secrétaire de légation à l’ambassade de France à Rome, mais il ne tarda pas à entrer en conflit avec le titulaire du poste, le cardinal Fesch, qui n’était autre que l’oncle de Bonaparte.

Rentré en France huit mois plus tard, il retrouva sa femme, Céleste, née Buisson de La Vigne, qu’il avait quittée quelques mois après un mariage arrangé par sa famille, en 1792, à son retour d’Amérique, et guère revue depuis.
L’exécution du duc d’Enghien (1804), l’éloignant de l’Empire, contribua à son retour à la littérature : il s’attacha à un roman, les Martyrs de Dioclétien. La recherche des couleurs pour cet ouvrage, une fois encore, fut l’un des motifs de son départ pour l’Orient, en juillet 1806 ; il parcourut alors la Grèce, se rendit à Constantinople puis à Jérusalem : moment décisif, pour un homme qu’avait longtemps enchanté la lecture de Rousseau, du dépassement de la nature pour l’histoire. Chateaubriand fit également, durant son voyage, la constatation atterrée de ce dont on ne pouvait exclure que fût menacé l’avenir de la France, le despotisme, en l’occurrence.

Un article inséré le 4 juillet 1807 dans le Mercure de France, dont il était l’un des propriétaires et des rédacteurs, tira le bilan à son retour en France de cette double prise de conscience et froissa l’Empereur. Chateaubriand se retira avec sa femme à quelques lieues de Paris, à la Vallée-aux-Loups : c’était également la réalisation d’une aspiration à s’ensevelir dans une chaumière, loin du monde, exprimée à plusieurs reprises déjà.
Il y acheva ce qu’il a lui-même nommé sa « carrière littéraire », en transformant le roman des Martyrs de Dioclétien en une épopée, en rédigeant le récit des Aventures du dernier Abencérage, la relation de son Itinéraire de Paris à Jérusalem, et une tragédie en vers, Moïse. C’est là également qu’il entreprit d’ériger un monument à sa patrie, en commençant ses Études historiques ; c’est là, enfin, qu’il commença son chef-d’œuvre, les Mémoires de ma vie, futurs Mémoires d’outre-tombe. Napoléon ne lui tint pas une rigueur extrême de son attitude : il s’étonna de ne pas le voir couronné par les Prix décennaux, puis aurait laissé entendre qu’il lui aurait plu qu’il fût membre de l’Institut ; Chateaubriand fut ainsi élu académicien en 1811, mais il refusa courageusement de faire à son discours de réception les corrections qu’on lui suggérait et ne siégea que sous la Restauration, sans avoir jamais été reçu.

Un violent pamphlet contre « Buonaparte » le rendit à la vie publique en 1814 : il mit alors sa plume au service de la première Restauration et de son mot d’ordre d’Union et d’Oubli, en débutant une longue carrière de défenseur de la Charte et d’« instituteur » du parlementarisme. Durant les Cent-Jours, il suivit Louis XVIII à Gand.

La seconde Restauration, marquée par un raidissement politique qu’illustre l’élection de la fameuse Chambre introuvable, très majoritairement ultra-royaliste, et dont Chateaubriand partagea l’orientation générale, commença par lui être favorable : il fut en l’espace de quelques mois nommé ministre d’État et créé pair de France. La dissolution de cette Chambre, en 1816, le rejeta dans l’opposition. Privé de sa pension après la saisie de sa brochure De la Monarchie selon la Charte, il dut se résoudre à vendre la Vallée-aux-Loups (1817-1818). Il avait rencontré Juliette Récamier au printemps de 1817.

Ses interventions à la Chambre des pairs, ses brochures, les nombreux articles qu’il fournit au Conservateur, notamment, le révélèrent comme un politique de haut vol et un redoutable polémiste, en même temps qu’il était tenu par les « romantiques » royalistes (Hugo au premier chef) comme la figure même de la souveraineté du génie. Puissance d’opinion souvent jugée encombrante par ses « amis » politiques, il fut « éloigné » à deux reprises de France, au moment du retour des royalistes au ministère : l’ambassade de Berlin (1821), puis celle de Londres (1822), ne furent guère que des pis-aller. Chateaubriand, qui pourtant portait un soin extrême aux dépêches qu’il rédigeait, s’y ennuya.

Les événements d’Espagne, où les Cortès voulurent imposer au roi Ferdinand VII une constitution inspirée de la Constitution française de 1791, lui furent l’occasion d’accéder enfin à un rôle à sa dimension : nommé ministre des Affaires étrangères, il défendit le principe de l’intervention qui rétablit en 1823 Ferdinand sur son trône après la victoire du Trocadéro. Las, ce « triomphe » ne lui fut pas compté : le 6 juin 1824, il était renvoyé du ministère « comme un voleur » – ce fut le commencement d’une virulente campagne d’opposition au ministère Villèle, menée dans le Journal des Débats.

L’accession au trône de Charles X déçut assez rapidement ses ambitions et il poursuivit, en parallèle à la publication de ses Œuvres complètes à partir de 1826, sa campagne contre le ministère jusqu’à la chute de Villèle, en 1827. Il ne fut pas pour autant rétabli dans le ministère qu’il souhaitait, mais éloigné une fois de plus, à Rome, comme ambassadeur cette fois (1828). La nouvelle de la constitution du ministère Polignac le conduisit à démissionner.

Durant la révolution de Juillet, il ajoutait aux cris des étudiants qui le portaient en triomphe, celui de « Vive le Roi ». Il fut l’un de ceux, peu nombreux, qui refusèrent de prêter serment à Louis-Philippe : il s’en expliqua magnifiquement dans son ultime discours prononcé devant les pairs, accablant au passage Charles X de sa fidélité, avant de dresser contre le régime de Louis-Philippe une flamboyante opposition, entamée dès 1831 par deux brochures virulentes et qui ne se démentit pas, lui valant même quelques jours de détention en 1832. Il revit le vieux roi en exil en 1833, en Bohême, où il se rendit en une vaine ambassade à la demande de la duchesse de Berry, mère du futur comte de Chambord (« Madame, votre fils est mon roi »), prince auprès duquel il se rendit en 1843 (à Londres) et en 1845 (à Venise). Aux Études historiques, publiées hâtivement en 1831, il ajouta un Essai sur la littérature anglaise et une traduction du Paradis perdu de Milton (1836) ; en 1838, avec le Congrès de Vérone, il revint longuement sur son « René en politique », « sa » guerre d’Espagne de 1823.

1830 avait marqué la fin de sa « carrière politique », ainsi que la révision du projet des Mémoires d’outre-tombe – remaniés jusqu’en 1847 –, qui ne parurent qu’après sa mort. Enveloppant tous les sens qu’avait recouverts traditionnellement le genre des mémoires, élevant cette synthèse au rang d’une épopée de son temps dont la figure centrale, homme des dualités et des confins, nage d’une rive à l’autre (mais à lui inconnue, retirée au-delà de tout horizon visible) de l’histoire, le chef-d’œuvre enregistre in fine le divorce, au moins momentané, de l’histoire et du temps : « je ne suis plus que le temps », écrivit-il en 1844 dans l’ultime ouvrage paru de son vivant, la Vie de Rancé.

Il s’éteignit à Paris le 4 juillet 1848, un an après son épouse, et fut enterré selon son vœu, seul, au large de Saint-Malo, sur l’îlot du Grand-Bé. Mme Récamier mourut le 11 mai 1849 ; les Mémoires d’outre-tombe avaient commencé de paraître en feuilleton dans La Presse le 21 octobre 1848.

 


1768-1786 - Enfance et jeunesse

1768, 4 septembre
Naissance, à Saint-Malo, de François-René de Chateaubriand.
Père : René de Chateaubriand (1718-1786).
Mère : Apolline de Bedée (1726-1798).

1777, mai
Installation de la famille au château de Combourg, acheté en 1761.

1777-1783
Études à Dol, Rennes, puis Brest et Dinan.

1784-1786
Deux « années de délire » à Combourg, en compagnie de sa sœur Lucile.

1786, 6 septembre
Mort du père de Chateaubriand.

1787-1790
Officier au régiment de Navarre.

1787, novembre
Son frère aîné Jean-Baptiste épouse à Paris Aline-Thérèse Le Pelletier de Rosanbo, petite-fille de Malesherbes.

1791-1800 - Dans les tourmentes de la Révolution

1791
Voyage en Amérique.

1792
Revenu à Saint-Malo désargenté, Chateaubriand épouse Céleste Buisson de la Vigne. Au mois de mai, le jeune couple, accompagné de Lucile et Julie, gagne Paris où la Révolution précipite son cours.

1793-1800
Exil en Angleterre.

1794, 22 avril
Jean-Baptiste de Chateaubriand est guillotiné, en même temps que son épouse Aline et une partie de sa belle-famille (Malesherbes).

1797, 18 mars
Publication du premier ouvrage de Chateaubriand : l’Essai historique sur les révolutions anciennes et modernes considérées dans leurs rapports avec la révolution française.

1797, 31 mai
Mort de la mère de Chateaubriand, à Saint-Servan. Son fils apprend la nouvelle dans la seconde quinzaine de juin.

1799, 26 juillet
Mort de sa sœur Julie de Farcy.

1800, mai
Retour en France. Situation précaire à Paris.

1801-1807 - Débuts d'une carrière littéraire

1801, 2 avril
Publication d’Atala ou les amours de deux sauvages dans le désert.

1801, 21 juillet
Chateaubriand est radié de la liste des émigrés.

1802, 14 avril
Publication du Génie du christianisme, dans lequel on retrouve Atala, ainsi qu’un épisode inédit : René.

1803, mai - 1804, janvier
Secrétaire de légation à Rome.

1804, 21 mars
Le duc d’Enghien est fusillé. Chateaubriand donne aussitôt sa démission.

1804, 10 novembre
Mort de sa sœur Lucile.

1806-1807
Voyage en Orient.

1807, 5 juin
Retour à Paris.

1807, 4 juillet
Chateaubriand publie dans le Mercure de France un article où il dénonce le despotisme impérial. On lui signifie une interdiction de séjour à Paris ; mais il obtiendra de nombreuses dérogations à cette mesure au cours des années suivantes.

1807-1817 - La Vallée-aux-Loups

1807, octobre-décembre
Installation à la Vallée-aux-Loups.

1809, 27 mars
Publication des Martyrs ou le triomphe de la religion chrétienne.

1811, 26 février
Publication de l’Itinéraire de Paris à Jérusalem.

1811, février-avril
Chateaubriand est élu académicien, mais il est contraint de censurer son discours de réception.

1814, 5 avril
Publication de De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, brochure très anti-bonapartiste en faveur de la restauration des Bourbons.

1814, 27 novembre
Publication des Réflexions politiques.

1815, 1er mars
Napoléon débarque à Golfe-Juan.

1815, 18 mars
Louis XVIII est obligé de quitter Paris.

1815, avril-juin
Chateaubriand séjourne à Gand, auprès du roi.

1815, 17 août
Chateaubriand est nommé pair de France, avec le titre de vicomte.

1815, septembre
Élection de la Chambre « introuvable ». Chateaubriand est évincé du premier ministère Richelieu, où Decazes entre comme ministre de la Police.

1816
Au nom de la majorité royaliste, Chateaubriand manifeste une méfiance croissante envers le ministère.

1816, 5 septembre
Dissolution de la Chambre des députés.

1816, 18 septembre
De la monarchie selon la Charte est saisi et son auteur destitué de son titre (et de sa pension) de ministre d’État.

1817, 28 avril
En proie à de grosses difficultés financières, Chateaubriand est obligé de vendre sa bibliothèque, puis sa maison.

1817
Rencontre de Juliette Récamier, avec laquelle il noue une liaison qui connaîtra des vicissitudes, mais ne prendra fin qu’avec leur vie.

1818-1830 - Grâces et disgrâces politiques

1818, octobre - 1820, mars
Chateaubriand anime Le Conservateur, organe périodique des royalistes opposés à Decazes, devenu président du Conseil le 19 novembre 1819 ; il multiplie ses interventions à la Chambre des pairs.

1820, 30 novembre
Chateaubriand est nommé ambassadeur auprès du roi de Prusse.

1821, janvier-juillet
Chateaubriand ambassadeur à Berlin, où il séjourne du 11 janvier au 19 avril ; le 1er mai, on lui restitue son titre de ministre d’État, mais le 29 juillet, par solidarité avec Villèle, il donne sa démission.

1821, 12 décembre
Chute du second ministère Richelieu. Après avoir espéré un portefeuille dans le nouveau cabinet, Chateaubriand est nommé ambassadeur à Londres.

1822, avril-septembre
Séjour en Angleterre.

1822, septembre-décembre
De retour à Paris le 12 septembre, Chateaubriand insiste pour être envoyé au congrès de Vérone, auquel il participe du 14 octobre au 13 décembre.

1822, 28 décembre
Chateaubriand est nommé ministre des Affaires étrangères.

1823
Chateaubriand pousse à une intervention française en Espagne : succès militaires et diplomatiques. Son ministère est marqué par une liaison brûlante avec la jeune comtesse de Castellane, tandis qu’au mois de novembre, Mme Récamier quitte Paris pour un long voyage en Italie.

1824, 6 juin
Chateaubriand est brutalement renvoyé du ministère. Sa rancune envers Villèle va le conduire à une opposition de plus en plus déclarée, dont le principal organe sera le Journal des Débats.

1826, 30 mars
Chateaubriand signe un contrat mirifique avec le libraire Ladvocat pour la publication de ses Œuvres complètes, certaines encore inédites.

1828, 3 juin
Évincé du nouveau ministère, Chateaubriand est nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège.

1829, 30 août
Chateaubriand donne sa démission de son ambassade.

1830, 7 août
Chateaubriand prononce son dernier discours à la Chambre des pairs : il refuse de reconnaître la légitimité du nouveau régime et renonce à toutes ses charges et pensions ; il ne dispose plus désormais de revenus réguliers.

1831-1833 - Dernières salves politiques

1831, 24 mars
Publication de De la Restauration et de la monarchie élective

1831, avril
Publication des Études historiques, avec une importante « Préface ». Avec un volume de tables et index, ce sont les dernières livraisons des Œuvres complètes.

1831, 31 octobre
Publication de De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille.

1833
« Ambassades » à Prague auprès de Charles X pour plaider la cause de la duchesse de Berry.

1834-1848 - Une fin de vie toute littéraire

1834-1847
Achèvement des Mémoires d’outre-tombe.

1838, 28 avril
Publication du Congrès de Vérone.

1839
Une nouvelle édition des Œuvres complètes, mise en chantier par Pourrat en 1836, touche à sa fin ; elle comporte 36 volumes.

1840
« Les Mémoires sont finis », déclare Chateaubriand. La conclusion porte néanmoins la date de 1841.

1844, 18 mai
Publication de la Vie de Rancé.

8 février, 1847
Mort de son épouse Céleste de Chateaubriand.

1848, 4 juillet
Mort de Chateaubriand à Paris, rue du Bac.

Post-mortem

1849, 11 mai
Mort de Juliette Récamier.

1849, janvier - 1850, octobre
Publication des Mémoires d’outre-tombe en librairie (12 volumes) après leur diffusion en feuilleton dans le journal La Presse (du 21 octobre 1848 au 5 juillet 1850).

 


Bibliographie

 

Œuvres complètes et recueils

Œuvres complètes, Paris, Ladvocat, 1826-1831, 31 vol.

  • t. I et II (1826) : Essai sur les révolutions
  • t. II (1827) : Mélanges historiques
  • t. IV, V, V bis, V ter (1831) : Études ou discours historiques
  • t. VI et VII (1827) : Voyages en Amérique et en Italie
  • t. VIII, IX et X : Itinéraire de Paris à Jérusalem
  • t. XI, XII, XIII, XIV, XV : Génie du Christianisme
  • t. XVI (1826) : Atala, René, Les aventures du dernier Abencérage
  • t. XVII, XVIII, XVIII bis : Les Martyrs
  • t. XIX et XX (1826) : Les Natchez
  • t. XXI (1826) : Mélanges littéraires
  • t. XXII : Mélanges et poésies, avec pour appendice (1831) : Moïse
  • t. XXIV et XXV (1828 et 1827), Mélanges politiques
  • t. XXVI (1827) : Polémique
  • t. XXVII (1828) : De la liberté de la presse
  • t. XXVIII (1831) : Tables.

Œuvres complètes, nouv. éd., précédée d’une étude littéraire sur Chateaubriand par Sainte-Beuve, Paris, Garnier [1861], 12 vol. Édition complétée en 1899-1900 par les Mémoires d’outre-tombe, éd. Edmond Biré, 6 vol.

Œuvres romanesques et voyages, éd. Maurice Regard, Paris, Gallimard, Pléiade, 1969, 2 vol.

  • t. I : Atala ; René ; Les Natchez ; Voyage en Amérique ; Vie de Rancé.
  • t. II : Les Martyrs ; Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris ; Les aventures du dernier Abencérage ; Voyage en Italie.

Essai sur les révolutions ; Génie du Christianisme ; Défense du Génie du Christianisme, éd. Maurice Regard, Paris, Gallimard, Pléiade, 1978

Grands écrits politiques, éd. Jean-Paul Clément, Imprimerie nationale, 1993, 2 vol.

  • t. I : De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l’Europe, 30 mars 1814 ; Réflexions politiques sur quelques écrits du jour et sur les intérêts de tous les Français, 27 novembre 1814.
  • t. II : De la Monarchie selon la Charte, septembre 1816 ; De la morale des intérêts et de celle des devoirs, ou Du système ministériel considéré dans ses effets moraux, 5 décembre 1818 ; De la Restauration et de la monarchie élective, ou Réponse à l’interpellation de quelques journaux sur mon refus de servir le nouveau gouvernement, 24 mars 1831 ; De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, ou Suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la monarchie élective, 31 octobre 1831 ; Lettre à MM. les rédacteurs de la Revue européenne, 15 décembre 1831.

Écrits politiques (1814-1816), éd. Colin Smethurst, Genève, Droz, 2002

Œuvres complètes, sous la direction de Béatrice Didier, Paris, Honoré Champion, 2008-2016, 6 vol. parus à ce jour

  • t. XVI (2008) : Atala. René. Les Aventures du dernier Abencérage, éd. Fabienne Bercegol, Colin Smethurst, Arlette Michel
  • t. VI-VII (2008) : Voyage en Amérique. Voyage en Italie. 5 jours à Clermont. Le Mont Blanc, éd. Henri Rossi et Philippe Antoine
  • t. I (2009) : "Préface" de l'auteur et Essai sur les révolutions, éd. Aurelio Principato et Emmanuelle Tabet
  • t. VIII-IX-X (2011) : Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris, éd. Philippe Antoine et Henri Rossi
  • 2014 : Le Congrès de Vérone, éd. Jacques-Alain de Sedouy
  • t. XXVI (1) (2016) : Écrits politiques (octobre 1818-mars 1820) Le Conservateur, éd. Colin Smethurst


Les mémoires

Souvenirs d’enfance et de jeunesse de Chateaubriand (manuscrit de 1826), suivi de lettres inédites..., éd. Amélie Lenormant, Paris, Michel Lévy, 1874

Mémoires de ma vie, éd. Maurice Levaillant, Paris, Wittmann, 1948

Mémoires de ma vie (Manuscrit de 1826), éd. J.-M. Gautier, Genève, Droz, 1976

Mémoires d’outre-tombe, éd. Jean-Claude Berchet, Paris, Classiques Garnier, Classiques modernes, « La Pochothèque », 2e éd. revue et corrigée, 2003-2004, 2 vol.


Correspondance

Correspondance générale [1789-1824], éd. Louis Thomas, Paris, Champion, 1912-1924, 5 vol.

Correspondance générale [1789-1822 et 1824-1835], Paris, Gallimard, 1977-2010, 8 vol. parus à ce jour

  • t. I (1977) : 1789-1807 ; éd. Béatrix d' Andlau, Pierre Christophorov et Pierre Riberette, avant-propos de Pierre Clarac
  • t. II (1979) : 1808-1814 ; éd. Pierre Riberette
  • t. III (1982) : 1815-1820 ; éd. Pierre Riberette
  • t. IV (1983) : janvier 1821 - 30 mars 1822 ; éd. Pierre Riberette
  • t. V (1986) : 1er avril - 31 décembre 1822 ; éd. Pierre Riberette
  • t. VI : à paraître
  • t. VII (2004) : 6 juin 1824 - 31 décembre 1827 ; éd. Pierre Riberette et Agnès Kettler
  • t. VIII (2010) : 1828-1830 ; éd. Pierre Riberette et Agnès Kettler
  • t. IX (2015) : 1831-1835 ; éd. Agnès Kettler

Lettres à Madame Récamier [1821-1847], éd. Maurice Levaillant et Emmanuel Beau de Loménie, Paris, Flammarion, 1951

Les dernières années de Chateaubriand (1830-1848), éd. Edmond Biré, Paris, Garnier, 1902

 


Sites Internet à découvrir

 

Les essentiels de la littérature (Gallica) consacré à Chateaubriand

Un accès éditorialisé, libre et gratuit, à une sélection de ressources numériques de la Bibliothèque nationale de France.

Quatre rubriques :

  • découvrir : présentation synthétique de l'auteur en images sous forme d'exposition virtuelle
  • rencontrer : entretien audiovisuel avec Bernard Degout, directeur de la maison de Chateaubriand (7'50")
  • explorer : album thématique consacré au manuscrit des Mémoires d'outre-tombe
  • approfondir : articles de Charles-Éloi Vial et de Marc Fumaroli ; chronologie.

 

Société Chateaubriand

Toute l'actualité de la Société Chateaubriand, créée par le Dr Le Savoureux à la Vallée-aux-Loups en 1930.

Sont également disponibles de nombreuses ressources documentaires et bibliographiques.