La maison de Chateaubriand organise, les 5, 6 et 7 juin 2026, la première édition de son festival littéraire, au cœur du domaine départemental de la Vallée-aux-Loups. Présidée par Adélaïde de Clermont‑Tonnerre, l’édition « À l’ombre de Chateaubriand » réunit une quinzaine d’auteurs dont les œuvres dialoguent avec l’héritage du père du romantisme. Trois jours de rencontres, lectures et ateliers pour célébrer la création contemporaine dans un cadre patrimonial et naturel exceptionnel. 

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Samedi 6 juin – Une journée ouverte à tous

 

Rencontres et dédicaces

Franz Olivier Giesbert, Didier Decoin, Alice Ferney, Alfred de Montesquiou, Laurent Seksik, Louis Philippe Dalembert, Sarah Chiche, Émilie Frèche, Léonor de Récondo et Olivia Gesbert partageront réflexions et échanges autour du romanesque, de l’intime, des fragilités humaines, de l’Histoire en mouvement et du pouvoir de la fiction.

  • 10h30-11h - NRF - Un héritage littéraire français avec Olivia Gesbert

Olivia Gesbert journaliste et rédactrice en chef de la Nouvelle Revue Française propose de parcourir l’aventure littéraire de cette revue historique.
Dirigée durant de longues années par Jean Paulhan, intellectuel, homme de lettres, critique d’art, il fit également partie de la sociabilité intellectuelle artistique et résistante durant l’Occupation à la maison de Chateaubriand ; alors habitée par le Docteur Le Savoureux et sa femme Lydie. 
Ici se croisent l’histoire littéraire et un pan de l’histoire de la maison de Chateaubriand.

  • 11h-12h - Le romanesque en majesté, grand entretien avec Adélaïde de Clermont-Tonnerre

Prix Renaudot 2025, la présidente de la toute première édition du Festival À l’Ombre de Chateaubriand partage avec l’illustre auteur un talent pour les  grandes
fresques romanesques. Avec « Je voulais vivre »(Grasset)  , Adélaïde de Clermont-Tonnerre nous propose d’envisager l’histoire derrière l’histoire, celle qui raconte le regard d’une femme  hors normes dans un monde d’hommes. Sous sa plume, Milady, une des plus célèbres "méchantes"  de la littérature française, ennemie jurée des Trois mousquetaires et de d’Artagnan, prend toute l’épaisseur qu’ellemérite, et nous est racontée sous ses multiples facettes, de l’enfance
 jusqu’à sa mort aussi tragique qu’arbitraire. Un roman de cape et d’épée où le pouvoir de la fiction est aussi une invitation à une réflexion on ne peut plus contemporaine.

  • 12h-13h - Quand le livre rend justice avec Didier Decoin & Émilie Frèche

« Les gens oublieront ce que vous avez dit, oublieront ce que vous avez fait, mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir ». 

Ainsi parlait Maya Angelou, la célèbre écrivaine et poétesse afro-américaine. C’est ainsi qu’avec « Maypops » (Stock)  Didier Decoin, de l’Académie Goncourt, nous invite par la fiction à nous plonger dans l’histoire bien réelle d’un jeune garçon de quatorze exécuté en Caroline du Nord en 1944. Par le témoignage, Émilie Frèche elle, revient sur le procès autour de l’assassinat de Samuel Paty qu’elle a suivi pour l’Hebdomadaire Le Point. Quand le regard des écrivains se braque sur la justice, il nous invite à repenser le monde et la société autant avec l’esprit, qu’avec le coeur.

  • 14h30-15h30 Quand l’Histoire bascule avec Alfred de Montesquiou & Laurent Seksik

Roman vrai ou vrai roman, les grandes guerres n’ont pas fini de nourrir l’imaginaire des écrivains. Alfred de Montesquiou, Grand prix du roman de l’Académie française 2025 pour « Le Crépuscule des hommes » (Robert Laffont),  nous embarque dans une véritable machine à remonter le temps jusqu’au procès de  Nuremberg. Immersion au cœur d’une année décisive qui refaçonna le monde telle que nous le connaissons. Avec « Le jour où la guerre est arrivée » (Gallimard), Laurent Seksik prend le parti de la fiction pour raconter la collision entre la grande Histoire et les destins les plus intimes dans une roman dénonçant l’absurdité de la guerre etdémontrant que la plume d’un écrivain, demeure la seule arme acceptable.

  • 15h30-16h30 Chroniquer la France avec Franz-Olivier Giesbert

Écrivain, journaliste, éditorialiste, chroniqueur, Voilà cinquante ans que Franz-Olivier Giesbert observe et raconte la France avec le regard d’un homme irrémédiablement amoureux de son pays mais jamais complaisant. Après la trilogie « Histoire intime de la Vème République », dans laquelle l’incontournable FOG retrace le destin de la France de 1958 à nos jours, voici « Voyage dans la France d’avant » (Gallimard), comme une conclusion empreinte de nostalgie, d’une redoutable lucidité mais aussi d’espoir.

  • 16h30-17h30 À nos amours avec Sarah Chiche & Alice Ferney

De tous les mystères de l’humanité, l’amour est probablement le plus fascinant. Eros et Agapé, à quoi cela tient-il ? Dans son roman, « Aimer » (Julliard), Sarah Chiche explore l’amour confronté au détournement du destin, mais aussi la façon dont il s’exprime selon nos âges et le contexte sociologique. Quant à Alice Ferney, qui il y a vingt-cinq ans publiait « La Conversation amoureuse », elle s’intéresse cette fois à l’amitié entre hommes et femmes avec « Comme en amour » (Actes Sud). Un amour différent mais aussi beau et complexe que celui du désir.

  • 17h30-18h30 Ceux qui nous précèdent avec Léonor de Récondo & Louis-Philippe Dalembert

Nous sommes le fruit des histoires qui nous ont précédés. Léonor de Récondo dont la famille quittait l’Espagne de Franco pour la France et devenait apatride, porte en elle le souvenir d’une aventure qu’elle n’a pas vécu mais qui la détermine en partie. Avec « Marcher dans tes pas » (L’Iconoclaste) elle remonte le fil du temps et se glisse dans les interstices de la mémoire familiale. Avec « Je n’ai jamais dit papa » (Robert Laffont), Louis-Philippe Dalembert s’adresse au père qu’il n’a pas connu et rend hommage aux femmes qui l’ont porté. Devenu père lui-même, il s’interroge sur ce que l’on transmet quand on est soi-même encore en quête du passé.

 

Calligraphie

  • 15h-18h - Atelier animé en continu dans la bibliothèque par Abdeslam Ladjoua

Gratuit pour les festivalier/inclus dans le prix d’entrée de la maison.
Famille et enfants à partir de 7 ans.

 

Concert à l'Arboretum - Curious Bards, Musique du monde

Ce programme met en lumière un répertoire méconnu ; celui des pays scandinaves (Norvège, Suède...). Au moyen d’instruments typiques comme la Nyckelharpa suédoise ou le Hardingfele norvégien, The Curious Bards dévoilent toute la richesse d’une musique d’une magnifique singularité mélodique et harmonique, notamment influencée par la culture gaélique. Ces danses et chansons composés au XVIIIe siècle proviennent toutes de manuscrits jusqu’alors très peu explorés. Un programme unique, exotique et d’une fraicheur intense !

  • Alix Boivert, violon, hardingfele & direction
  • Colin Heller, violon & nyckelharpa
  • Jean-Christophe Morel, cistre
  • Sarah Van Oudenhove, viole de gambe
  • Ilektra Platiopoulou, mezzo-soprano